L'ODJ Média



Trump veut " nettoyer " l'Amérique avec "le plus grand programme d'expulsions de l'histoire américaine" !


Rédigé par le Mardi 28 Janvier 2025

Expulsion des «étrangers criminels», fin du droit du sol, état d'urgence : Trump s'attaque d'entrée de jeu à l'immigration clandestine !



Expulsion des «étrangers criminels» !

Donald Trump s'était engagé à une vaste offensive contre les migrants clandestins durant sa campagne et il a entamé son second mandat avec une série de décrets destinés à enrayer leur afflux aux États-Unis .

Trump a ainsi déclaré «un état d’urgence nationale» à la frontière sud, avec le Mexique,  annonçant le déploiement de troupes tout en promettant l’expulsion des «étrangers criminels».

Donald Trump a promis d'expulser du sol américain "des millions" d'immigrés sans papiers. Pour l'instant, depuis son investiture, les Etats-Unis ont arrêté 538 migrants clandestins et en ont expulsé des "centaines" lors d'une opération de masse menée quelques jours après le début de la présidence Trump II, a annoncé la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Au-delà de ces premières mesures très symboliques, pourra-t-il tenir sa promesse ? Les étrangers en situation irrégulière représentent environ 11 millions de personnes, 3,3% de la population aux Etats-Unis.

Se débarrasser d'eux ne sera, sans doute, pas aussi facile que ce qu'imagine le président américain. Ces 11 millions de personnes ont aussi un poids économique important.

Aux Etats-Unis, les sans-papiers représentent environ 18 % des travailleurs agricoles, 13 % des ouvriers du bâtiment. Ils sont aussi très présents dans les restaurants.

Les expulser entraînerait des pénuries de main-d’œuvre. D'autant que ces travailleurs paient des impôts, ils contribuent au système de sécurité sociale, souvent sans en bénéficier eux-mêmes.

Un total de 265 migrants expulsés des États-Unis avait atterri vendredi 24 janvier au Guatemala, selon les autorités locales, après que le président Donald Trump a promis une «opération d'expulsions» de masse pour réprimer l'immigration illégale.

Selon la Maison Blanche, quatre avions transportant des migrants expulsés sont en outre partis pour le Mexique, ce que n'avait pas confirmé Mexico.

Deux avions militaires et un avion privé ont atterri au Guatemala vendredi, selon plusieurs sources. Un premier vol transportant 80 Guatémaltèques (31 femmes, 48 hommes et un adolescent) est arrivé, a indiqué l'Institut guatémaltèque des migrations vendredi.

Un deuxième vol a suivi transportant 17 hommes et 63 femmes. Un troisième vol privé a rapatrié 11 femmes, 89 hommes et cinq mineurs.«Nous pouvons confirmer que cette nuit deux avions du ministère de la Défense ont effectué des vols de rapatriement des États-Unis vers le Guatemala», avait confirmé à l'AFP une source au Pentagone.

Le gouvernement guatémaltèque n'a pas confirmé si le groupe comprenait quelques-uns des 538 «migrants criminels illégaux» arrêtés, ou si ces ressortissants guatémaltèques faisaient partie des «centaines» que la Maison Blanche a dit jeudi soir avoir expulsé.

«Ce sont des vols post-investiture Trump», a sobrement déclaré à l'AFP un responsable de la vice-présidence du Guatemala

Vaste offensive contre les migrants clandestins

Donald Trump s'était engagé à une vaste offensive contre les migrants clandestins durant sa campagne et il a entamé son second mandat avec une série de décrets destinés à enrayer leur afflux aux États-Unis.

Il a ainsi déclaré «un état d'urgence nationale» à la frontière sud, avec le Mexique, et a annoncé le déploiement de troupes tout en promettant l'expulsion des «étrangers criminels». La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, dans un message sur X s'est félicité que «le Mexique ait accepté hier (jeudi NDLR) un nombre record de 4 vols d'expulsion en une journée!», .

Le gouvernement mexicain n'a cependant confirmé de ni l'arrivée de vols ni un accord pour recevoir un nombre défini d'avions transportant des personnes expulsées, alors que des médias américains ont rapporté que l'arrivée d'un vol vers le Mexique avait été refusée.

La présidente du Mexique Claudia Sheinbaum avait proposé cette semaine de fournir une «assistance humanitaire» puis d'organiser le «rapatriement» des étrangers cibles des premières mesures de l'administration de Donald Trump.

«Ces mesures s'ajoutent aux reconduites illimitées à la frontière terrestre, à l'expulsion des non-Mexicains» et au rétablissement d'un programme américain encourageant les migrants à rester au Mexique en attendant une réponse à leur demande d'asile, avait souligné Karoline Leavitt.

Tôt vendredi, la Maison Blanche avait publié sur X une photo d'hommes menottés entrant dans un avion militaire, avec pour légende suivante : «Les vols d'expulsion ont commencé» !.

En déplacement, Donald Trump a déclaré à la presse que ces vols avaient pour but d'expulser «les criminels les plus méchants et les plus endurcis». Sous l'administration Biden, quelque 270.000 personnes avaient été expulsées en 2023, un chiffre annuel jamais atteint durant le premier mandat de Donald Trump (2017-2021).

Trois jours après son investiture, Trump annonçait l’expulsion de «centaines de migrants criminels illégaux» , comme il l'avait promis lors de sa campagne pour la présidentielle !

"Le plus grand programme d'expulsions de l'histoire américaine"
"Le plus grand programme d'expulsions de l'histoire américaine"
 Au Mexique, des centaines de migrants désespérés après l’investiture de Donald Trump évoquent « l 'un des jours les plus tristes de leur vie» ! 

Nonobstant le coût diplomatique avec le Mexique, la Colombie et d'autres pays, les méthodes utilisées pour ces expulsions et ces rapatriements posent un certain nombre d'interrogations surtout lorsqu'on voit comment des migrants brésiliens ont été menottés au mépris de tous leurs droits..

En effet, l'arrivée par avion de dizaines de migrants menottés suscite l'indignation du Brésil et le gouvernement brésilien  avait aussitôt demandé des explications aux États-Unis après l'arrivée de 88 expulsés menottés à l'aéroport de Manaus !

La Colombie , après le Brésil, avait demandé aux États-Unis de traiter les migrants expulsés avec "dignité", dimanche 26 janvier. Le président colombien avait également annoncé avoir refoulé des avions militaires américains transportant.des migrants !

Après une escalade des tensions, Donald Trump n'a pas  cependant eu besoin de beaucoup de temps pour faire plier la Colombie sur les migrants !

Revirement de situation entre Bogota et Washington effectivement, dimanche dernier . Le président colombien, Gustavo Petro, avait refusé l'entrée d'avions militaires américains transportant des immigrés colombiens expulsés par les États-Unis.

En réaction, le président américain, Donald Trump, avait menacé Bogota d'une série de sanctions, pour finalement annoncer que la Colombie a accepté ses conditions !

Le chantage du président américain Donald Trump avec la menace de sanctions a bien fonctionné face à son homologue colombien Gustavo Petro qui avait , Dan's un premier temps , riposté en annonçant également la taxation des importations US !

Le président américain Donald Trump a  pourtant atteint son objectif avec la Colombie. Il avait suspendu dimanche 26 janvier au soir sa menace d'imposer une série de sanctions contre la Colombie, la Maison Blanche assurant que Bogota avait accepté ses conditions pour le rapatriement d'immigrés colombiens expulsés par les États-Unis.

"Le gouvernement colombien a accepté toutes les conditions du président Trump, y compris l'acceptation sans restriction de tous les étrangers illégaux de Colombie renvoyés des États-Unis, y compris à bord d'avions militaires américains, sans limitation ni délai", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

"Sur la base de cet accord, les tarifs et sanctions entièrement rédigés seront mis en réserve et ne seront pas signés, à moins que la Colombie n'honore pas cet accord", a mis en garde la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, dans ce communiqué.

Ce revirement intervient après une escalade spectaculaire entre les deux pays, Washington s'emportant contre la décision de Bogota de refouler des avions militaires transportant des immigrés expulsés par les États-Unis.

Le chantage des menaces de sanctions !

Le président colombien de gauche Gustavo Petro avait fait savoir sur X qu'"un migrant n'est pas un criminel et doit être traité avec la dignité qu'un être humain mérite". Dimanche soir, Bogota a aussitôt affirmé que "l'impasse" avec les États-Unis était "surmontée", selon le ministre des Affaires étrangères Luis Gilberto Murillo.

Washington a notamment menacé d'imposer des droits de douane de 25 % sur tous les biens colombiens entrant aux États-Unis, qui devaient être portés à 50 % dans une semaine, selon le président Trump, malgré l'accord de libre-échange entre les deux pays.

Les sanctions relatives à la délivrance de visas, également annoncées dimanche par le département d'État, sont, en revanche, maintenues "jusqu'à ce que le premier vol d'expulsés colombiens soit arrivé avec succès", a ajouté la porte-parole Karoline Leavitt.

"Les événements d'aujourd'hui montrent clairement au monde que l'Amérique est à nouveau respectée", a-t-elle fait valoir.

En réponse aux sanctions américaines, le président colombien avait annoncé à son tour avoir donné ordre à son ministre du Commerce extérieur de "relever à 25 % les droits de douane sur les importations provenant des États-Unis".

La présidence colombienne avait également déclaré plus tôt qu'elle allait envoyer son avion "pour faciliter le retour dans la dignité des ressortissants qui devaient arriver dans le pays ce matin, par des vols d'expulsion".

Le train de sanctions américaines comportait également une interdiction d'entrée aux États-Unis et une révocation des visas pour les responsables du gouvernement colombien, ses alliés et ses partisans ainsi que des "inspections renforcées" à l'entrée pour tous les ressortissants colombiens et les marchandises en provenance de ce pays, a précisé le département d'État.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, dont l'épouse est d'origine colombienne, a déclaré dans un communiqué que Gustavo Petro avait commencé par approuver les vols, mais qu'il avait ensuite "annulé son autorisation lorsque les avions étaient en vol".

De son côté, la présidente du Honduras Xiomara Castro a appelé dimanche à une réunion "urgente" des présidents et chefs d'État de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) le 30 janvier pour discuter de la question migratoire.

Donald Trump avait promis de lancer "le plus grand programme d'expulsions de l'histoire américaine", et la Maison Blanche s'est targuée cette semaine de l'arrestation de centaines de "migrants criminels illégaux", soulignant qu'ils avaient été expulsés par avions militaires plutôt que civils, comme c'était le cas précédemment.

Depuis son investiture le 20 janvier, les États-Unis n'avaient pas encore effectué d'expulsions vers la Colombie, mais cela a été le cas vers le Guatemala et le Brésil. Le responsable de la politique américaine d'expulsions massive d'immigrés en situation irrégulière, Tom Homan, a affirmé dimanche sur la chaîne ABC que les migrants pourraient être expulsés vers un pays tiers si leur pays d'origine refusait de les accueillir.

Samedi dernier , c'était le Brésil qui avait exigé des explications à Washington pour le "traitement dégradant" de migrants illégaux brésiliens expulsés par les Etats-Unis, à bord d'un vol arrivé la veille à Manaus (nord). Selon Brasilia, 88 Brésiliens se trouvaient dans l'avion.

À son bord, "ils ne nous ont pas donné d'eau, nous étions pieds et poings liés, et ils ne nous laissaient même pas aller aux toilettes", a déclaré à l'AFP Edgar Da Silva Moura, un informaticien de 31 ans, arrivé au Brésil par ce vol après sept mois de détention aux États-Unis. "Il faisait trop chaud, certains se sont évanouis", a-t-il ajouté.

Selon la ministre brésilienne chargée des Droits humains, Macaé Evaristo, l'avion transportait également "des enfants autistes, ou souffrant d'un handicap, qui ont vécu des situations très graves".

Le ministère brésilien de la Justice a ordonné aux autorités américaines de "retirer immédiatement les menottes" lorsque l'avion a atterri, dénonçant le "mépris flagrant des droits fondamentaux" de ses citoyens.

Une source gouvernementale brésilienne avait souligné vendredi à l'AFP que cette expulsion n'avait "pas de relation directe" avec l'opération contre les clandestins lancée par la nouvelle administration Trump, mais s'inscrivait dans le cadre d'un accord bilatéral entre le Brésil et les États-Unis, de 2017.

Hafid Fassi Fihri avec AFP





Hafid Fassi fihri
Hafid Fassi Fihri est un journaliste atypique , un personnage hors-normes . Ce qu'il affectionne,... En savoir plus sur cet auteur
Mardi 28 Janvier 2025

Breaking news | Analyses & Finance & Bourse | Communiqué de presse | Eco Business | Digital & Tech | Santé & Bien être | Lifestyle | Culture & Musique & Loisir | Sport National | Auto-moto | Room | L'ODJ Podcasts - 8éme jour | Les dernières émissions de L'ODJ TV | Last Conférences & Reportages | Bookcase | L'ODJ Média


Bannière Réseaux Sociaux


Bannière Lodj DJ








Inscription à la newsletter

Plus d'informations sur cette page : https://www.lodj.ma/CGU_a46.html