Quelle est la situation des médecins au Maroc en 2024 ?
Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a récemment publié la carte sanitaire de l’année 2024, fournissant un état des lieux détaillé des effectifs médicaux du secteur public et privé, leur répartition régionale et par spécialité, ainsi que les infrastructures de soins et les équipements disponibles.
D’après ce document, le nombre de médecins exerçant dans le secteur public a connu une légère progression, passant de 15.249 en 2023 à 15.452 en 2024. Ce corps médical se compose de 3.888 généralistes et 11.259 spécialistes, contre 3.457 et 11.053 respectivement l’année précédente. À cela s’ajoutent 560 chirurgiens-dentistes et 245 pharmaciens exerçant dans le secteur public en 2024.
Le personnel paramédical, quant à lui, compte 40.102 professionnels, incluant 18.147 infirmiers polyvalents et 6.527 sages-femmes. Ces chiffres traduisent une augmentation par rapport à 2023, où le secteur public comptait 38.725 paramédicaux, dont 17.071 infirmiers et 6.430 sages-femmes.
Dans le secteur privé, le nombre de médecins généralistes a augmenté, atteignant 5.978 en 2024 contre 5.582 en 2023. Les spécialistes sont également en hausse avec 11.235 praticiens contre 9.812 l’année précédente. Ainsi, le total des médecins exerçant dans le privé s’élève à 17.213 en 2024, contre 15.394 en 2023. En cumulant les deux secteurs, le Maroc compte désormais 32.665 médecins, contre 30.643 en 2023.
En matière d’accessibilité aux soins, on recense un médecin (public et privé confondus) pour 1.156 habitants, tandis que dans le secteur public, on dénombre un infirmier pour 918 habitants et un lit hospitalier pour 1.307 habitants.
La distribution des professionnels de santé est marquée par de fortes disparités régionales. Les régions les mieux dotées en médecins du secteur public sont Casablanca-Settat (3.489 praticiens) et Rabat-Salé-Kénitra (3.231), suivies de Marrakech-Safi (2.023), Fès-Meknès (1.909), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (1.561), l’Oriental (1.473) et Souss-Massa (599). À l’inverse, certaines régions souffrent d’un déficit important, notamment Drâa-Tafilalet (290 médecins), Laâyoune-Sakia El Hamra (179), Guelmim-Oued Noun (139) et Dakhla-Oued Eddahab (71).
Le manque de médecins spécialistes dans le secteur public est particulièrement préoccupant. En 2024, on y recense 588 gynécologues, 580 radiologues, 565 pédiatres, 546 anesthésistes-réanimateurs, 507 ophtalmologues, 492 cardiologues et 414 gastro-entérologues. D’autres disciplines affichent des chiffres alarmants, comme la génétique avec seulement 38 spécialistes, la gériatrie (11 praticiens), la virologie (5) et la toxicologie (8). À noter que le pays ne compte que 66 chirurgiens cancérologues et 64 médecins nucléaires.
Sur le plan des infrastructures, le Maroc dispose de 3.065 établissements de soins de santé primaire dans le secteur public, dont 882 centres urbains et 2.183 en milieu rural. Le réseau hospitalier comprend 166 hôpitaux avec une capacité totale de 26.678 lits, auxquels s’ajoutent 11 établissements psychiatriques offrant 1.506 lits.
Toutefois, le manque d’infrastructures spécifiques est manifeste, notamment dans les centres de traitement spécialisés. On ne recense que 143 unités d’hémodialyse pour le secteur public, équipées de 2.912 appareils. Les équipements biomédicaux et de haute technologie restent également limités, avec seulement 137 unités de mammographie, 144 scanographes, 134 échodopplers 4D, 31 IRM et 34 unités de radiologie panoramique.
Dans le secteur privé, Casablanca-Settat regroupe le plus grand nombre de médecins (6.186), suivie par Rabat-Salé-Kénitra (3.671), Marrakech-Safi (1.616) et Fès-Meknès (1.521). D’autres régions affichent des effectifs plus réduits, comme Tanger-Tétouan-Al Hoceima (1.477), l’Oriental (876), Souss-Massa (849) et Béni Mellal-Khénifra (637). Enfin, Drâa-Tafilalet ne compte que 194 médecins privés, tandis que Laâyoune-Sakia El Hamra (114), Guelmim-Oued Noun (51) et Dakhla-Oued Eddahab (21) sont en situation critique.
L’édition 2024 de la carte sanitaire met en lumière les progrès réalisés, mais surtout les défis persistants du système de santé au Maroc. L’augmentation du nombre de médecins est encourageante, mais demeure insuffisante face aux besoins croissants de la population. Le manque de spécialistes, la répartition inégale des effectifs et les infrastructures limitées restent des freins majeurs à un accès équitable aux soins. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour combler ces lacunes et garantir une couverture sanitaire plus efficace sur l’ensemble du territoire.
D’après ce document, le nombre de médecins exerçant dans le secteur public a connu une légère progression, passant de 15.249 en 2023 à 15.452 en 2024. Ce corps médical se compose de 3.888 généralistes et 11.259 spécialistes, contre 3.457 et 11.053 respectivement l’année précédente. À cela s’ajoutent 560 chirurgiens-dentistes et 245 pharmaciens exerçant dans le secteur public en 2024.
Le personnel paramédical, quant à lui, compte 40.102 professionnels, incluant 18.147 infirmiers polyvalents et 6.527 sages-femmes. Ces chiffres traduisent une augmentation par rapport à 2023, où le secteur public comptait 38.725 paramédicaux, dont 17.071 infirmiers et 6.430 sages-femmes.
Dans le secteur privé, le nombre de médecins généralistes a augmenté, atteignant 5.978 en 2024 contre 5.582 en 2023. Les spécialistes sont également en hausse avec 11.235 praticiens contre 9.812 l’année précédente. Ainsi, le total des médecins exerçant dans le privé s’élève à 17.213 en 2024, contre 15.394 en 2023. En cumulant les deux secteurs, le Maroc compte désormais 32.665 médecins, contre 30.643 en 2023.
En matière d’accessibilité aux soins, on recense un médecin (public et privé confondus) pour 1.156 habitants, tandis que dans le secteur public, on dénombre un infirmier pour 918 habitants et un lit hospitalier pour 1.307 habitants.
La distribution des professionnels de santé est marquée par de fortes disparités régionales. Les régions les mieux dotées en médecins du secteur public sont Casablanca-Settat (3.489 praticiens) et Rabat-Salé-Kénitra (3.231), suivies de Marrakech-Safi (2.023), Fès-Meknès (1.909), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (1.561), l’Oriental (1.473) et Souss-Massa (599). À l’inverse, certaines régions souffrent d’un déficit important, notamment Drâa-Tafilalet (290 médecins), Laâyoune-Sakia El Hamra (179), Guelmim-Oued Noun (139) et Dakhla-Oued Eddahab (71).
Le manque de médecins spécialistes dans le secteur public est particulièrement préoccupant. En 2024, on y recense 588 gynécologues, 580 radiologues, 565 pédiatres, 546 anesthésistes-réanimateurs, 507 ophtalmologues, 492 cardiologues et 414 gastro-entérologues. D’autres disciplines affichent des chiffres alarmants, comme la génétique avec seulement 38 spécialistes, la gériatrie (11 praticiens), la virologie (5) et la toxicologie (8). À noter que le pays ne compte que 66 chirurgiens cancérologues et 64 médecins nucléaires.
Sur le plan des infrastructures, le Maroc dispose de 3.065 établissements de soins de santé primaire dans le secteur public, dont 882 centres urbains et 2.183 en milieu rural. Le réseau hospitalier comprend 166 hôpitaux avec une capacité totale de 26.678 lits, auxquels s’ajoutent 11 établissements psychiatriques offrant 1.506 lits.
Toutefois, le manque d’infrastructures spécifiques est manifeste, notamment dans les centres de traitement spécialisés. On ne recense que 143 unités d’hémodialyse pour le secteur public, équipées de 2.912 appareils. Les équipements biomédicaux et de haute technologie restent également limités, avec seulement 137 unités de mammographie, 144 scanographes, 134 échodopplers 4D, 31 IRM et 34 unités de radiologie panoramique.
Dans le secteur privé, Casablanca-Settat regroupe le plus grand nombre de médecins (6.186), suivie par Rabat-Salé-Kénitra (3.671), Marrakech-Safi (1.616) et Fès-Meknès (1.521). D’autres régions affichent des effectifs plus réduits, comme Tanger-Tétouan-Al Hoceima (1.477), l’Oriental (876), Souss-Massa (849) et Béni Mellal-Khénifra (637). Enfin, Drâa-Tafilalet ne compte que 194 médecins privés, tandis que Laâyoune-Sakia El Hamra (114), Guelmim-Oued Noun (51) et Dakhla-Oued Eddahab (21) sont en situation critique.
L’édition 2024 de la carte sanitaire met en lumière les progrès réalisés, mais surtout les défis persistants du système de santé au Maroc. L’augmentation du nombre de médecins est encourageante, mais demeure insuffisante face aux besoins croissants de la population. Le manque de spécialistes, la répartition inégale des effectifs et les infrastructures limitées restent des freins majeurs à un accès équitable aux soins. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour combler ces lacunes et garantir une couverture sanitaire plus efficace sur l’ensemble du territoire.
Ils sont ou nos médecins ?
Dans les détails, Casablanca-Anfa compte 2.001 médecins, Rabat (1.588), Tanger-Asilah (968), Marrakech (941) et Fès (691). Pour ce qui est des infrastructures, on dénombre 453 cliniques en 2024 avec une capacité de 24.845 lits. En 2023, le nombre de cliniques s’était chiffré à 439 avec une capacité de 16.591 lits. La région de Casablanca-Settat concentre à elle seule 142 cliniques, Rabat-Salé-Kénitra (70 cliniques), Marrakech-Safi (54), Fès-Meknès (50), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (44), Béni Mellal-Khénifra (32), l’Oriental (28), Souss-Massa (25), Draâ-Tafilalet (5), Guelmim-Oued Noun (1) et Laâyoune-Sakia El Hamra (1). Par province, Casablanca-Anfa compte 69 cliniques, Rabat (36), Marrakech (33), Tanger-Asilah (29), Fès (27), Agadir (18), Béni Mellal (17), Ain Chok (15), Meknès ( 16), Kénitra (14), Hay Hassani (13), Oujda (12), Salé (9), Nador (9), El Jadida (9), Khouribga (8), Tetouan (7), Ain Sbaâ -Hay Mohammadi (7), Mohammedia (6), Safi (6), Larache ( 6). Signalons que les cabinets de consultation médicale dans le privé sont au nombre de 14.524. Le privé compte également 383 cabinets de radiologie, 773 laboratoires d’analyse, 6.183 cabinets dentaires, 10.319 pharmacies, 280 centres d’hémodialyse, 1.063 centres de kinésithérapie et 669 infirmeries.