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Les jaloux du Maroc africain


Rédigé par le Samedi 24 Février 2024



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Une importante délégation nigérienne, dirigée par le premier ministre, Ali Mehmane Lamine Zine, qui comprend également les ministres des affaires étrangères et de la défense, vient de visiter le Maroc.

Des délégations similaires, en provenance du Mali et du Burkina Faso, devraient, également, se rendre prochainement au royaume.
 
Ce sont là les trois pays enclavés de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) auxquels le Maroc a, dernièrement, proposé un accès à l’océan Atlantique.

Les pays de l’AES ont en commun le rejet ferme de l’influence de la France, dont ils ont mis les soldats stationnés sur leurs territoires à la porte, et une méfiance affichée envers l’Algérie, dont ils dénoncent les ingérences dans leurs affaires intérieures.

Parallèlement, le nouveau chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, a déclaré dans un entretien publié le 10 février par le quotidien « Ouest-France », qu’il a été chargé par le président Emmanuel Macron de raccommoder les relations, plutôt déplorables, avec le Maroc.

Nonobstant la piètre image que s’est faite Stéphane Séjourné auprès des Marocains, suite à sa cabale contre le royaume au parlement européen, Paris semble toujours coincée dans sa perception de ses relations avec Rabat à l’aune de ses relations avec Alger.

Si le journal algérien « Echorouk » estime que les propos du chef de la diplomatie française relatifs à la question du Sahara mettent les relations franco-algériennes « au bord du désarroi », les Marocains n’attendent pas moins de Paris qu’une reconnaissance en bonne et due forme de la marocanité du Sahara et se moquent royalement de savoir si les liens entre la France et l’Algérie sont bons ou mauvais.

Ce n’est pas un concours de séduction, mais de la realpolitik. Rabat ne voit pas de raisons à ce que Paris en fasse moins en matière de soutien à l’intégrité territoriale du royaume que Washington, Madrid et Berlin.

La France, à l’instar de l’Algérie, s’est débrouillée toute seule pour griller ses cartes avec les trois pays du Sahel susmentionnés. Si la Russie et le Maroc ont occupé la place vacante, c’est parce que la nature a horreur du vide.

Ironie du sort, le Maroc, allié des pays occidentaux, et la Russie, principal fournisseur d’armes à l’Algérie, se retrouvent dans la même position au Sahel, sans la moindre coordination à ce sujet.

La volonté de ne pas trop froisser l’Algérie et l’Afrique du Sud à propos de l’affaire du Sahara, afin de ne pas les jeter corps et âmes dans les bras de Moscou, s’est avérée un faux calcul.

Ainsi, l’unique aboutissement de la visite de l’envoyé spécial du SG de l’Onu pour le Sahara, Staffan De Mistura, en Afrique du Sud, pays réputé pour son soutien aux séparatistes du polisario, est sa disqualification en tant qu’arbitre impartial.
 
Le Maroc, sous l’impulsion du SM le Roi Mohammed VI, a promue, depuis plus de deux décennies, une relation gagnant-gagnant avec les pays d’Afrique subsaharienne, dans le respect de la souveraineté de chacun.

Pour embarquer à bord du train « Maroc » à destination de l’Afrique, il faut prendre son ticket à la gare du Sahara.





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Samedi 24 Février 2024

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Jeudi 16 Mai 2024 - 14:37 Avec AFP

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