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Une passion nationale : le thé, trésor des Marocains


Rédigé par le Lundi 17 Mars 2025

Malgré une baisse des exportations de thé chinois en 2024, le Maroc s’est imposé comme le premier importateur mondial. Une passion nationale pour cette boisson ancestrale qui reflète des liens économiques et culturels solides avec la Chine.



Le Maroc en tête des pays importateurs de thé chinois

En 2024, les exportations de thé chinois ont connu une baisse significative, enregistrant une chute de 18,39 % pour atteindre 14,19 milliards de dollars. Pourtant, dans ce contexte difficile pour les producteurs chinois, un pays a su se démarquer : le Maroc. Le royaume, réputé pour sa culture du thé profondément ancrée, a renforcé sa position en tant que premier importateur mondial de thé chinois. Ce statut témoigne non seulement de l’amour des Marocains pour cette boisson, mais aussi d’une relation économique florissante entre les deux nations.

Le thé vert, en particulier, occupe une place centrale dans les foyers marocains. Boisson incontournable des cérémonies, des moments de convivialité et même des négociations commerciales, il est bien plus qu’un simple breuvage : c’est un véritable symbole culturel. Les Marocains consomment en moyenne 1,5 kg de thé par an, un chiffre impressionnant qui place le pays parmi les plus grands amateurs au monde. Cette passion se traduit par des importations massives, principalement en provenance de Chine, où est produit le fameux thé Gunpowder, très prisé au Maroc.

Malgré la baisse globale des exportations chinoises, le Maroc a maintenu un volume d’importation stable, voire en augmentation. Selon les données officielles, les achats marocains représentent une part importante des exportations totales de thé chinois, confirmant une dépendance quasi-exclusive à ce marché. "Le thé chinois est indissociable de notre quotidien. Sa qualité et son goût unique en font un produit irremplaçable," explique Fatima, une commerçante de Casablanca qui vend du thé depuis plus de 20 ans.

Cette relation commerciale privilégiée s’inscrit dans un cadre plus large de coopération entre le Maroc et la Chine. Ces dernières années, les deux pays ont multiplié les accords économiques, notamment dans le cadre de l’initiative chinoise "la Ceinture et la Route". Le thé, bien que modeste en termes de valeur économique globale, symbolise cette collaboration fructueuse. Les exportateurs chinois, conscients de l’importance du marché marocain, adaptent leurs produits aux préférences locales, en proposant par exemple des formats spécifiques ou des emballages personnalisés.

Cependant, cette dépendance au thé chinois soulève également des questions. En effet, les fluctuations des prix sur le marché international peuvent avoir un impact direct sur les consommateurs marocains. Ces derniers ont déjà exprimé leur mécontentement face à certaines hausses de prix ces dernières années, notamment en période de Ramadan où la demande explose. "Le thé fait partie de notre identité, mais il devient de plus en plus cher. C’est une pression supplémentaire pour les familles," déplore Ahmed, père de famille à Rabat.

Face à cette situation, certains acteurs appellent à diversifier les sources d’approvisionnement ou à encourager la production locale. Bien que le climat marocain ne soit pas idéal pour la culture du thé, des initiatives pourraient être envisagées pour réduire cette dépendance. "Nous devons réfléchir à des solutions durables pour sécuriser notre approvisionnement tout en préservant notre patrimoine culturel," estime un économiste spécialisé dans les échanges commerciaux.

Malgré ces défis, le thé continue de jouer un rôle central dans la vie des Marocains. Des souks traditionnels aux grandes surfaces modernes, il reste un produit phare, apprécié pour son goût, mais aussi pour ce qu’il représente : un lien entre générations, une invitation au partage, et une fenêtre ouverte sur le monde. La Chine, de son côté, voit dans le Maroc un partenaire stratégique, un marché fidèle et un ambassadeur de son savoir-faire.

En conclusion, le statut du Maroc en tant que premier importateur mondial de thé chinois reflète une passion nationale pour cette boisson, mais aussi des enjeux économiques et culturels majeurs. Alors que les relations entre les deux pays continuent de se renforcer, le thé reste un symbole de cette connexion unique, mêlant tradition et modernité.


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Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 17 Mars 2025

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