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Par Anna Mahjar-Barducci *
En effet, son amour pour le Maroc est exprimé à travers chacun de ses mots. Ainsi, il aime raconter que l'un des buts de la fédération est de transmettre aux nouvelles générations des Marocains à l’étranger la fierté de l'épopée de la glorieuse Marche verte, qui est une illustration brillante du génie politique de Feu SM Hassan II.
Ben-Chétrit, qui est aussi le président du « Comité national pour la Mémoire de Feu SM Hassan II », qu'il avait fondée avec l’ancien président israélien Shimon Peres, est ému à chaque fois qu'il évoque ses dix rencontres à Rabat avec Feu SM Hassan II. C'était lors de l'une d'entre elles que Ben-Chétrit avait déclaré d’être prêt à venir au Maroc avec « 40 officiers juifs d'origine marocaine » pour défendre la souveraineté du royaume sur le Sahara marocain.
« Même des années plus tard, je continue à me battre pour que la communauté internationale reconnaisse l'intégrité territoriale du royaume », a affirmé Ben-Chétrit.
En outre, selon le président de la Fédération mondiale du Judaïsme marocain, Israël a « le devoir moral » non seulement de reconnaître, mais aussi de promouvoir dans toutes les instances internationales, la souveraineté du Maroc sur ses territoires historiques.
« Le Maroc est synonyme de tolérance, de paix, de dialogue et de cohabitation entre les différentes cultures et religions. Au Maroc, il y a la vraie liberté de culte. Il faut se rappeler qu'en Europe, où sont nées les Lumières, les Juifs ont été persécutés, tandis que le Maroc les a protégés. Nous les Juifs marocains et les Juifs du monde entier devons être reconnaissants au Royaume du Maroc et a ses souverains, lesquels tout au long de leur histoire se sont toujours refusés à faire la différence entre leurs sujets », a réitéré Ben-Chétrit, dans son bureau où flotte fièrement le drapeau marocain.
*Anna Mahjar-Barducci Chercheuse et écrivaine maroco-italienne.