Ahmed ACHARKI Professeur agrégé retraité de français.
Depuis les années 2000, le Maroc a investi massivement dans l'éducation. Sous la direction du Roi Mohammed VI, plusieurs programmes ont vu le jour, notamment le Programme d'urgence (2009-2012) et une vision stratégique sur quinze ans. Plus récemment, une nouvelle feuille de route a été mise en place pour améliorer la qualité de l'enseignement. Cependant, les résultats restent en deçà des attentes : le Maroc se classe 56e sur 58 dans l'évaluation TIMSS 2023, et les élèves marocains continuent de performer en dessous des standards internationaux, notamment dans les tests PISA.
Malgré ces chiffres alarmants, certaines initiatives montrent des avancées prometteuses. En 2023, des écoles pionnières ont expérimenté de nouvelles approches éducatives, avec des résultats encourageants. Mais une question persiste : une seule année suffit-elle pour évaluer l'impact de ces nouvelles méthodes ?
Le rapport de la Cour des comptes a mis en lumière les failles de la gestion centralisée du système éducatif. Le Programme d'urgence, bien que doté d’un budget conséquent, n'a pas atteint ses objectifs. Ces dysfonctionnements sont aggravés par une gestion insuffisante des ressources humaines, notamment dans le recrutement et la formation des enseignants.
Les enseignants, souvent recrutés sans formation adéquate, font face à des conditions de travail difficiles. Les grèves fréquentes, motivées par des revendications salariales et statutaires, impactent directement la qualité de l'éducation. De plus, l'insécurité professionnelle des enseignants affecte leur motivation et leur engagement, éléments pourtant essentiels pour la réussite des élèves.
L'un des débats les plus vifs dans l'éducation au Maroc concerne la langue d'enseignement. Alors que l'arabe est la langue officielle, le français reste prédominant dans les matières scientifiques, tandis que l'anglais gagne du terrain en tant que langue de développement et d'opportunités internationales. Ce choix linguistique, souvent influencé par les partis politiques, divise les opinions et soulève des questions sur l'identité culturelle et les priorités économiques du pays.
Pour que les réformes éducatives portent leurs fruits, il est impératif d'adopter une vision stratégique à long terme et d'assurer une continuité dans leur mise en œuvre. Les changements fréquents de ministres de l’Éducation et l'absence d'une stabilité politique entravent les progrès. De plus, la formation initiale et continue des enseignants doit être une priorité pour garantir une éducation de qualité.
Malgré ces chiffres alarmants, certaines initiatives montrent des avancées prometteuses. En 2023, des écoles pionnières ont expérimenté de nouvelles approches éducatives, avec des résultats encourageants. Mais une question persiste : une seule année suffit-elle pour évaluer l'impact de ces nouvelles méthodes ?
Le rapport de la Cour des comptes a mis en lumière les failles de la gestion centralisée du système éducatif. Le Programme d'urgence, bien que doté d’un budget conséquent, n'a pas atteint ses objectifs. Ces dysfonctionnements sont aggravés par une gestion insuffisante des ressources humaines, notamment dans le recrutement et la formation des enseignants.
Les enseignants, souvent recrutés sans formation adéquate, font face à des conditions de travail difficiles. Les grèves fréquentes, motivées par des revendications salariales et statutaires, impactent directement la qualité de l'éducation. De plus, l'insécurité professionnelle des enseignants affecte leur motivation et leur engagement, éléments pourtant essentiels pour la réussite des élèves.
L'un des débats les plus vifs dans l'éducation au Maroc concerne la langue d'enseignement. Alors que l'arabe est la langue officielle, le français reste prédominant dans les matières scientifiques, tandis que l'anglais gagne du terrain en tant que langue de développement et d'opportunités internationales. Ce choix linguistique, souvent influencé par les partis politiques, divise les opinions et soulève des questions sur l'identité culturelle et les priorités économiques du pays.
Pour que les réformes éducatives portent leurs fruits, il est impératif d'adopter une vision stratégique à long terme et d'assurer une continuité dans leur mise en œuvre. Les changements fréquents de ministres de l’Éducation et l'absence d'une stabilité politique entravent les progrès. De plus, la formation initiale et continue des enseignants doit être une priorité pour garantir une éducation de qualité.