Par Farida Moha
Hakim Benchekroun

Dès l’entrée de la galerie le contraste est singulièrement saisissant : les murs épurés, de blanc immaculé de ce lieu fédérateur, ouvert aux multiples formes de création semblent comme en dissonance avec les photos en noir et blanc de Hakim Benchekroun photographe et vidéaste lauréat des Nuits photographiques d’Essaouira.
Les photos en noir et blanc intriguent, interpellent et créent au regard des émotions brutes difficiles à contenir. Les formes, les lignes, les contrastes suscitent comme un gout âcre d’un passé à la fois révolu mais toujours présent dans les esprits comme dans les paysages de ces lieux fantômes dont certains sont délabrés mais d’autres bien conservés.
Pour le jeune artiste, photographier ce qu’il appelle « les territoires de l’obsolescence » nécessite de prendre le temps pour faire connaissance du lieu pour en observer les atours et les cicatrices. Prendre le temps pour faire des recherches , compiler des archives ,des cartes anciennes et récentes , un véritable travail de chercheur avant d’immortaliser ces lieux inanimés ,patrimoine d’entre lieux tombés dans l’oubli .
Ma photographie écrit-il dans l’excellent Magazine de l’ Art contemporain Diptyk, n’est pas de celle qui capturent l’instant mais de celles qui tentent de se saisir du caractère éternel de l’artefact » .Des territoires cités minières, casernes, poste douanier, églises ,bâtiments en ruine d’un monde passé disparu du Maroc sous domination espagnol et protectorat français ..qui nous projettent dans un temps fini .
Un patrimoine en voie de disparition qui dégage une inquiétante étrangeté et nous rappelle au détour, une page de notre histoire ,ou une photo de western, ou d’un film inscrit dans les limbes de notre mémoire .Mais pour l’artiste qui sillonne les routes du Royaume ,les lieux abandonnés aux vents de l’histoire qui nous mènent du Nord au Sud , des mines de l’Oriental à Tarfaya en passant par le monastère de Toumliline ou la ville fantôme d’Ahouli prés de Midelt sont des vestiges qui témoigne d’un passé qu’il faut figer avant sa disparition ...
« Un monde disparu que ressuscite l’œil aguerri du photographe dont la formation d’architecte façonne également le travail .Mais la photographie écrit Abla Ababou directrice de la Galerie , n’est qu’un prétexte pour partager sa réflexion et son regard .Hakim Benchekroun n’hésite pas à convoquer la vidéo et d’autres procédés .
C’est cette exigence pétrie d’une grande sensibilité qui rend Hakim si attachant écrit Abla Ababou qui a ouvert sa galerie à différentes forme de création exposition de peinture de photographies de sculptures , présentation de livres , conférences dans le but de rendre accessible l’art à tous et dans le but d’encourager et de faire connaitre les œuvres produites notamment par les jeunes .
En témoigne l’exposition Carte Blanche à Mahi Binenbine qui a présenté les 11 jeunes artistes qui ont chacun à leur manière interrogé la « condition humaine » , une manifestation qui a connu un grand succès…
Les photos en noir et blanc intriguent, interpellent et créent au regard des émotions brutes difficiles à contenir. Les formes, les lignes, les contrastes suscitent comme un gout âcre d’un passé à la fois révolu mais toujours présent dans les esprits comme dans les paysages de ces lieux fantômes dont certains sont délabrés mais d’autres bien conservés.
Pour le jeune artiste, photographier ce qu’il appelle « les territoires de l’obsolescence » nécessite de prendre le temps pour faire connaissance du lieu pour en observer les atours et les cicatrices. Prendre le temps pour faire des recherches , compiler des archives ,des cartes anciennes et récentes , un véritable travail de chercheur avant d’immortaliser ces lieux inanimés ,patrimoine d’entre lieux tombés dans l’oubli .
Ma photographie écrit-il dans l’excellent Magazine de l’ Art contemporain Diptyk, n’est pas de celle qui capturent l’instant mais de celles qui tentent de se saisir du caractère éternel de l’artefact » .Des territoires cités minières, casernes, poste douanier, églises ,bâtiments en ruine d’un monde passé disparu du Maroc sous domination espagnol et protectorat français ..qui nous projettent dans un temps fini .
Un patrimoine en voie de disparition qui dégage une inquiétante étrangeté et nous rappelle au détour, une page de notre histoire ,ou une photo de western, ou d’un film inscrit dans les limbes de notre mémoire .Mais pour l’artiste qui sillonne les routes du Royaume ,les lieux abandonnés aux vents de l’histoire qui nous mènent du Nord au Sud , des mines de l’Oriental à Tarfaya en passant par le monastère de Toumliline ou la ville fantôme d’Ahouli prés de Midelt sont des vestiges qui témoigne d’un passé qu’il faut figer avant sa disparition ...
« Un monde disparu que ressuscite l’œil aguerri du photographe dont la formation d’architecte façonne également le travail .Mais la photographie écrit Abla Ababou directrice de la Galerie , n’est qu’un prétexte pour partager sa réflexion et son regard .Hakim Benchekroun n’hésite pas à convoquer la vidéo et d’autres procédés .
C’est cette exigence pétrie d’une grande sensibilité qui rend Hakim si attachant écrit Abla Ababou qui a ouvert sa galerie à différentes forme de création exposition de peinture de photographies de sculptures , présentation de livres , conférences dans le but de rendre accessible l’art à tous et dans le but d’encourager et de faire connaitre les œuvres produites notamment par les jeunes .
En témoigne l’exposition Carte Blanche à Mahi Binenbine qui a présenté les 11 jeunes artistes qui ont chacun à leur manière interrogé la « condition humaine » , une manifestation qui a connu un grand succès…