
Dans une lettre officielle adressée au délégué des Domaines de l’État, la présidente de la commune de Casablanca a précisé que la ville n'a jamais envisagé de céder le Complexe Mohammed V, ni actuellement ni à l'avenir. Elle a souligné que cet équipement fait partie intégrante de l’identité et du patrimoine de Casablanca, rendant toute cession inenvisageable.
Le refus de la commune repose sur plusieurs arguments juridiques, dont le fait que la commission administrative d’évaluation, prévue par la décision conjointe n° 3711-21 relative à la loi 57.19, ne s’est jamais réunie, et que la commune n’a ni été convoquée ni informée de cette procédure.
Nabila Rmili a également rappelé que le Complexe Mohammed V est un bien du domaine public communal, destiné à accueillir des événements sportifs, ce qui le rend inaliénable en vertu de l’article 5 de la loi 57.19. Elle a également précisé que la loi organique des communes (n°113.14) établit clairement les entités habilitées à proposer des points à l’ordre du jour du conseil communal, ce qui n’a pas été respecté dans cette démarche.
Pour sa part, Karim Klaibi, membre du Conseil de la Ville de Casablanca, a fermement rejeté l'idée de vendre le Complexe Mohammed V, précisant que la priorité du conseil est d'améliorer et de renforcer les infrastructures sportives de la ville. Il a ajouté que des travaux de rénovation et de maintenance sont en cours sur plusieurs stades, et de nouvelles installations sont en projet pour accueillir les grands événements sportifs à venir, tels que la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et la Coupe du Monde 2030.