LE MAROC FÊTE SON INDÉPENDANCE, DÉLOGE L'ENNEMI.

19 novembre 2020 à 17h51 - 206 vues

Une indépendance arrachée

 

En plein remue-ménage ennemi et  va-t-en-guerre Polisarien, le Maroc commémore son indépendance. Une notion galvaudée, ressassée à volonté par des bouches pressées d’en achever l’articulation, mais une notion qui ne se décline en clair,  que par le soin vétilleux  de son antonyme, qui, si par malheur, persistait dans ses travers, nous  aurait tout bonnement privé de notre souveraineté.

Ceci n’est pas un exercice de style, et ce contraste clivant, mis en train, ressort le nécessaire de notre propos. Car ne fallut-il pas qu’un concours de circonstances, et des mieux ficelées, préside aux destinées d’un Maroc élu par l’éternel marocain,   soit mis en branle pour que ce morceau de terre de tous convoité, se tire d’affaire ?

Il est  temps de fausser le pas à toute duperie, braver les simplismes courants, et ce tour passe-passe qui chapeaute   de ces  choses acquises, car croire que la colonisation  fut de tout repos est une aberration singulière.  Disons-le sans ambages, le Maroc représentait une aubaine en chair et en terre, en clair  une vache-à-lait  pour nombre de colons qui n’eurent d’yeux, et de baves  que pour nos richesses nationales. Et que goupiller  un estomac  fin gourmet n’est pas chose aisée.   

Le temps est à l’unité

L’indépendance, ce jour fatidique que tout marocain digne de ce nom  se doit fêter religieusement, indépendamment de sa couleur politique, ou de ces véhémences troubles d’une supposée   sensibilité de souche, qui , si tant est qu’elle soit au meilleur de sa santé, de sa quintessence, ne peut que fondre, et tout son chaud,  dans un patriotisme fervent.

Car vu les agissements des brigands mal dégourdis que le Maroc a su roidement dévoyer, ou de ces traitres ingrats et  qui furent des nôtres, le temps est à l’unité. Ne suffit-il pour rendre compte de cette ferveur patriotique, qui synchronise les cœurs par cette décharge indéfectible qu’est notre devise « Dieu, La Patrie , et Le Roi ».

Comment les marocains, comme blessés dans leurs chaires, se sont engoués pour recadrer l’ennemi, le cœur sur la main,  chacun ses moyens, le verbe et les dents acérés prêts à déchiqueter cet ennemi  qui foule au pied tout code moral, prêt à chiper et sans vergogne,  une parcelle qui brûle en tout marocain, plus qu’elle ne brûle dans le sud de son essence. Car le Maroc est ce qui nous fait.

 

Ce Maroc qui nous fait

Un Maroc dont l’indépendance fut un  fait de lutte jusqu’au-boutiste,  initiée, à la dure,  par nos patriotes indéboulonnables, irréversiblement ancrés dans leurs marocanité,  intransigeant au double,  eu égard de  leur allégeance au souverain.

Loin d’eux tout opportunisme, tout calcul mesquin, ceux-ci ne jurèrent dans leur claire de lune, que par le sultan Mohamed V sur son cheval, emblème de liberté. Toute négociation fut  tributaire d’un ensemble indivisible. D’un Trio sacré et indélébile.

Une fibre que l’on retrouve intact chez le patriote d’aujourd’hui, fidèle à la trame tissée par le héros de l’indépendance Sa Majesté le Roi Mohamed V, puis   par le Roi Hassan II qui dans l’émotion d’une répartie a tranché « J’aurais abdiqué », allusion faite à un éventuel échec de la marche verte, allégorie d’un Maroc qui ne démord pas sur ses terres.

Une fibre royale,  qui met l’intégrité territoriale au-delà de toute considération,  perpétuée par Sa Majesté le Roi Mohamed VI auquel on reconnait la célèbre réplique « Le Sahara est dans son Maroc, Comme le Maroc est dans son Sahara, jusqu’à ce que Dieu hérite la terre et ses habitants ». Ainsi soit-il.

 

Hicham Aboumerrouane / Arrissala / Lodj

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