Jour de fête à Fès : le MAS retrouve enfin l'élite.

10 octobre 2020 à 07h04 - 86 vues

La capitale spirituelle du Royaume était sens dessus dessous ce vendredi suite à l'accession du club fanion de la ville, le Moghreb de Fes, en Botola Pro.

Des centaines de milliers de fans du MAS, habillés de jaune et noir dans la majorité, ont investi les avenues et artères de la ville , sous très haute surveillance policière il faut bien le souligner , pour hurler leur joie et leur soulagement surtout en scandant des chants à la gloire de leurs favoris.

Il était environ 15 h 30 et le tout Fes ou presque, suivait la rencontre sur la chaîne Tamazight , l'accès au stade étant interdit pour cause de Coronavirus et de huis clos.

Soudainement, la retransmission est interrompue pour cause de discours royal : la tension est palpable et les nerfs sont à vif !

Tout le monde se Rabat sur la Radio où l'on apprend que le MAS vient de marquer un second but devant le Wydad de Temara : le billet de l'accession est bien en poche!

Au coup de sifflet final, c'est l'explosion de joie aux quatre coins de la ville et plus particulièrement aux abords du Stade Hassan2 où des milliers de fans se sont entassés pour ne rien rater aux festivités de l'après- match..

Le Coronavirus on n'en parle même plus , on s'en fiche complètement : on s'embrasse et on s'enlasse, l'émotion et la joie des fassis sont incroyables et indéfinissables et beaucoup ont les larmes aux yeux..

Déjà dans la matinée, le gros des Ultras du MAS, les Fatals Tigers, s'étaient agglutinés en masse devant l'hôtel où l'équipe poursuivait sa concentration et avaient escorté le bus du club jusqu'au stade , histoire de faire sentir aux joueurs leur soutien et leur mobilisation.

Cela faisait quatre saisons que le MAS se morfondait dans le purgatoire de l'étage inférieur et dans l'entourage de l'équipe comme parmi ses millions de supporteurs au Maroc et même à l'étranger, on ne cessait de ruminer des jérémiades et les lamentations n'en finissaient plus vu que le statut et l'histoire du club méritaient plus.

Quatrième meilleur palmarès du football national, le MAS est une véritable institution à Fes et ses fans lui vouent un amour indéfectible et un attachement presque religieux, ce qui explique que le club est hyper-
médiatisé et n'en finit plus de déchaîner les passions quoique ses dirigeants tardent à le doter de structures professionnelles et modernes.

Cette ambiance de fête va certainement mettre du baume au coeur d'une ville qui subit de plein fouet une crise économique et sociale aigüe, et surtout les secteurs du tourisme, des services et de l'artisanat pratiquement dévastés depuis le début de la pandémie.


Un jour prochain, peut-être, la capitale spirituelle renaîtra de ses cendres et son rayonnement rejaillira à nouveau..


Hafid Fassi Fihri / Arrissala / L'ODJ

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